Un bon test ergo commence dans les mois qui le précèdent ! Un bon entraînement régulier permet d’arriver serein et de ne pas douter de ses capacités au moment de monter sur le Concept2.
La dernière semaine, je fais une préparation spécifique sur l’ergomètre, avec un 2000m progressif en début de semaine, un 1000m max en milieu de semaine et je répète mon premier 500m de course la veille du test. Je fais du fractionné et des séances légères les jours restants.
Tout au long de la préparation, je réfléchis à mon profil de course. (Ce que j’appelle profil de course, c’est la moyenne que je dois faire à chaque 500m) Le 1000m max et le 500m de la veille, en plus d’avoir un impact
physiologique important, me servent à valider ce profil de course. Je ne laisse rien au hasard : en montant sur le Rameur, je sais à quelle cadence je vais ramer et quel temps par 500m je dois afficher dans les trois grandes parties du test (départ, train, sprint). Je communique ces infos à l’entraîneur ou à la personne qui sera derrière moi pendant le test pour qu’elle sache ce que je vise. La veille du test, je mange un bon plat de pâtes et je me couche tôt.
Le matin du test, j’essaie d’avoir fini mon petit déjeuner 3h avant le début du test pour avoir l’estomac vide pendant la course. Je n’ai jamais faim - c’est le stress ! - mais je me force à manger car je sais que j’aurai besoin de carburant dans le deuxième 1000m. J’arrive sur le lieu du test 2h avant le départ.
En compétition, je regarde quelques courses pour me mettre dans l’ambiance, m’habituer au bruit du public, repérer mon appareil, les vestiaires et les toilettes pour ne pas courir au dernier moment, puis je m’isole avec de la musique.
Je commence à m’échauffer 50 min avant le départ en ramant doucement pendant 20 min, puis j’augmente l’intensité et je fais quelques séries de 10 coups à fond.
En montant sur ma machine de course, je règle le drag factor sur 130 comme à l’entraînement, et je rame un peu en attendant le départ. Je sais exactement ce que j’ai à faire dans les 6 minutes à venir, je suis très concentré sur mon plan de course.
Pendant le test, je me bats pour afficher ce que j’ai prévu, je sais que mon entraînement me le permet. Je ne me permets pas d’afficher moins bien que prévu pendant plus d’un coup, c’est autant qu’il faudra rattraper pour atteindre mon objectif. Je surveille la cadence, je regarde les mètres défiler en me fixant des objectifs intermédiaires par 250m. Dans le deuxième 1000m, je
souffre, comme tout le monde, mais c’est là qu’il faut attaquer pour conserver un bon rythme malgré la fatigue. Dans le dernier 500m, je relance sur la cadence pour limiter les pertes et je me dis que plus je tire fort, plus ça finira vite. Dans les 250 derniers mètres, je compte 30 coups à fond pour finir le boulot.
En planifiant son test de manière sérieuse, on connaît son temps avant même de commencer et on n’a pas de surprise en passant au 1000 m. Attention à ne pas être trop gourmand en début de test quand on est frais, et à ne pas lâcher dans le 3ème 500m. Le dernier 500m sera un enfer de toutes façons. »
Cédric Berrest, janvier 2011.